Qualité sanitaire des grains en céréales à paille

Récolte de céréales amassée dans un hangar

Certains champignons pathogènes des végétaux peuvent produire dans certaines conditions, au champ ou au cours du stockage, des substances plus ou moins toxiques pour l'homme et les animaux en cas d'ingestion importante et régulière, à savoir des mycotoxines. 

Face à ce risque sanitaire, la réglementation accompagne les exigences, de plus en plus importantes, des acheteurs et des consommateurs.

Dans ce contexte, l'ambition des sélectionneurs est de comprendre les mécanismes de développement des mycotoxines, en lien avec l'existence de différences variétales, notamment pour ce qui est de la résistance à la fusariose.

Les mycotoxines à la loupe

La teneur en mycotoxines, et en particulier celle en fusariotoxines des lots de grains, est une composante de la qualité sanitaire. En effet la présence de fusariotoxines dans des lots de blés a de lourdes conséquences pour les producteurs ou les utilisateurs, que ce soit d'un point de vue technique ou économique.

L'Union européenne a fixé des teneurs maximales en DON (le désoxynivalénol est une des principales mycotoxines des grains de céréales à paille) de 1250 ppb dans les lots de blé destinés à l'alimentation humaine. Ainsi, la commercialisation des lots de blé passe avant tout par le respect de cette limite réglementaire.

Par ailleurs, une farine destinée à l'alimentation animale où la teneur en fusariotoxines serait élevée peut être extrêmement dommageable pour le bétail.

Rechercher des programmes